Live from Bucarest : mystérieux messages publicitaires dans le métro

img1020.jpgLe métro de Bucarest voit ses murs recouverts d’étranges messages. Des panneaux noirs avec écrit en lettres blanches  : « Les Roumains ne savent pas faire la fête », « Les Roumains n’ont pas d’espoir », « Les jeunes Roumains sont superficiels », « Les Roumains ne sont pas bons au lit » ou encore « Les Roumains n’ont pas d’avenir ». Cette campagne est l’oeuvre d’un site Internet « Astaeromania.ro » (« Ceci est la Roumanie »). Sur la page d’accueil du site, on propose un sondage par région : « Etes-vous optimiste ou pessimiste? » avec un compteur qui indique: « Pour en savoir plus RDV le 7 mars! » Sur certains forums roumains, on s’interroge sur les origines et les buts de cette campagne. Le blog roumain badpolitics.ro la qualifie d’ »agression contre les Roumains » et parle d’une action publicitaire qui viendrait d’une radio locale. Pour le blogueur, Andi Manciu, cette campagne rappelle celle faite par le ministère des Transports dont certaines bannières vantaient les actions avec les messages suivants : « Vous vivez mieux ».  Il faudra attendre le 7 mars pour en savoir plus sur cette mystérieuse campagne…

Nassira El Moaddem

Live from Bucarest : une boule géante comme centre commercial

img0732.jpgLes magasins et boutiques ce n’est pas ce qui manque à Bucarest. Mais un des nombreux « Malls »(comme aime-t-on à les appeler ici)  que compte la capitale roumaine étonne par son architecture. Il s’agit du Afi Palace Cotroceni Mall, le plus grand de Roumanie. Cotroceni est le quartier où il se situe, dans le centre-ouest de la ville. AFI, ce sont les initiales du nom du groupe qui a construit le Mall, AFrica Israël Investment : une compagnie dirigé par le milliardaire israélien, Lev Leviev, présente dans le monde entier, qui opère dans plusieurs domaines (immobilier, construction, énergie, industrie, tourisme, loisirs) et dont la branche construction est cotée à la bourse de Tel Aviv. C’est d’ailleurs ce groupe qui mène le projet de tramway à tel Aviv. En janvier 2010, le quotidien « Copenhagen Post », rapportait que la banque danoise Danske Bank a ajouté le groupe AFI dans la liste des sociétés n’adhérant pas à sa politique d’ « Investissement Socialement Responsable ». Pour l’établissement bancaire, AFi viole le droit international en raison des constructions de logements dans les colonies de Cisjordanie. En 2007, le New York Times consacrait à Lev Leviev un long portrait.

Un centre commercial aux dimensions spectaculaires et au cadre déconcertant : environ 76,000 mètres carrés, près de 300 magasins, un cinéma complexe, 30 restaurants et fast-food, un hypermarché, une patinoire, un mur à escalade, plusieurs salles de jeu….. La charpente métallique qui couvre cette exceptionnelle boule laisse passer la lumière conférant au lieu un cadre très contemporain.

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Nassira El Moaddem

Live from Bucarest : Ring, un gratuit en Roumanie

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Ring est un des deux quotidiens gratuits à Bucarest. Fomat tabloïd. Dirigé par le magnat de l’immobilier Robert Negoita, propriétaire avec son frère Ionut d’une chaîne d’hôtels de luxe. Les deux figurent dans le top 10 des hommes les plus riches de Roumanie. Et accessoirement, parlementaire socio-démocrate. Avant la crise, il existait plusieurs titres de la presse gratuite comme Compact » quotidien d’informations généralistes, sorte de Métro roumain. Mais la majorité des titres gratuits a du mettre la clé sous la porte. Ne restent que « Ring » distribué le maton et La Vérité du Soir.

Live from Bucarest (sous la neige)

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Il a neigé hier dans la capitale roumaine. Ballet d’ouvriers, pelles à l’épaule, dans les rues, pour dégager les trottoirs. Devant les boutiques, les employés s’activent à dégager la neige. Les automobilistes se pressent pour enlever celle qui s’est amoncelée sur les toits de leurs voitures. Gros trafic au centre-ville.

Live from Bucarest. Lire son journal le matin dans le métro


img0597bis1.jpgBucarest. Il a neigé hier dans la capitale roumaine. Recouverte d’un exceptionnel manteau blanc.Métro bondé. Comme dans toutes les grandes capitales du monde. On se pousse gentiment. Ligne 3 du métro. Ici, très peu de monde par rapport aux lignes 1 et 2. On lit son journal, un roman. Prochain arrêt : Unirii pour rencontrer des étudiants roumains et turcs. La suite très vite

Appel à la démission de Hakim El Karoui

Hakim El Karoui toujours sous pression. Le site oumma.com a lancé une pétition appelant à sa démission en qualité de Président de l’Institut des Cultures d’Islam nommé par le maire de Paris Bertrand Delanoë en mai 2010 :

« Nous exigeons la démission d’Hakim El Karoui du poste de Président de l’ICI, ainsi que des excuses publiques au peuple tunisien pour son soutien au régime de Ben Ali. »

Hakim El Karoui multiplie les casquettes : banquier chez Rostchild, et ancienne plume de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, mais également membre du Conseil d’administration d’Orange Tunisie, entreprise dirigée par Marwan Mabrouk, gendre de Ben Ali.  En octobre 2010, il répondait aux questions du site Internet, Saphirnews.com sur sa nomination à la tête de l’établissement parisien :

« L’Institut des cultures d’islam n’est pas si jeune puisqu’il existe depuis maintenant près de 5 ans. La nouveauté, c’est son statut juridique : l’ICI est, en effet, depuis quelques mois, devenu une association de loi 1901. C’est à cette occasion que le maire de Paris m’a proposé d’en prendre la présidence. »

Sauf que depuis de l’eau a coulé. Mediapart révélait le 8 février 2011 que Hakim El Karoui avait donné quelques conseils en communication à Mohamed Ghannouchi, premier ministre tunisien aujourd’hui démissionnaire, mais qu’il avait également conseillé Ben Ali, quelques jours avant son départ, en pleine répression des manifestants :

« Mediapart s’est en effet procuré deux notes d’une page signées de la main d’Hakim El Karoui et adressées à «Son Excellence Ben Ali» Le banquier, fondateur du très sélect cercle de jeunes dirigeants Club XXIe siècle, y prodigue quelques conseils pour gérer la crise, alors même que le régime est en train de vivre ces derniers jours. La première est datée du 12 janvier. La seconde a été écrite le 14 au matin, quelques heures à peine avant la fuite du dictateur.»

Des informations que le journaliste de Libération, Christophe Ayad, avait déjà données le 5 février 2011 mais dans l’incapacité de les vérifier :

« Hakim al-Karoui, brillant banquier franco-tunisien et ancienne plume de Jean-Pierre Raffarin, est aperçu à Tunis. Des documents – dont la véracité est impossible à vérifier – circulent, attestant de ses conseils pour sauver Ben Ali. Aujourd’hui, Karoui, directeur à la banque Rothschild, conseille le Premier ministre de transition, Mohamed Ghannouchi, avec qui il a tissé des liens de longue date.»

Pour Saphirnews, « les agissements de M. El Karoui sont contraires à notre vision de la morale et de l’éthique politique. Ses actes dénotent une compromission avec un pouvoir corrompu et violent, et trahissent la lutte exemplaire de la jeunesse tunisienne. Ils sont totalement incompatibles avec l’exercice de responsabilités au sein d’un Institut qui a vocation à permettre l’affirmation d’un Islam empreint des valeurs de dignité, d’éthique, de justice et de liberté. »

Jusqu’à maintenant, cinq personnalités ont répondu à l’appel :

Mohamed Abbou, avocat tunisien détenu dans les geôles tunisienne sous la dictature de Ben Ali et défenseur des droits de l’homme,

Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux

Myriam Marzouki, metteur en scène, professeur de philosophie

Nahla Chahal, sociologue, professeur associé à l’université Saint-Esprit de Kaslik, à Beyrouth, et chroniqueuse au quotidien Al Hayat de Londres

Nadia Marzouki, Chercheuse en sciences politiques sur l’islam

En Iran aussi, on veut (sa) nouvelle révolution

Pour ceux qui n’ont pas suivi les évènements qui se sont déroulés, hier en Iran, voici un petit résumé… Cliquez ici
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Débat sur l’islam de France : Chalghoumi VS Bencheikh

D’un côté, Hassen Chalghoumi; à sa droite, Ghaleb Bencheikh. D’un côté,  l’imam de Drancy, coqueluche des médias français, qualifié par Le Point dans un de ses numéros, d’ »imam pas comme les autres« ; de l’autre,  le présentateur de l’émission Islam diffusée les dimanches matins sur France 2 et fils de l’ancien recteur de la mosquée de Paris.

Réunis lors d’une table ronde sur l’islam de France, organisée par le Maghreb des Livres, Ghaleb Bencheikh et Hassen Chalghoumi, assis côte à côte, ont montré à l’audience ce jour-là ce qui les oppose. Certains citeront pour exemple, le style, d’autres le charisme. Mais c’est avant tout sur une idée précise que leurs opinions divergent ; à savoir comment parler de l’islam en public…. Interrogé en ce sens, Hassen Chalghoumi raconte son expérience de médiateur à la RATP : des chauffeurs de bus qui refusent de serrer la main de femmes, certains qui cessent de travailler pour faire leur prière. « Une mauvaise compréhension de l’islam, » selon lui. Ce à quoi Ghaleb Bencheikh livre son « affliction » quant aux « considérations soulignées par Chalghoumi »…et dit être « consterné » que l’Islam en soit « réduit à cela »… Pour la suite, c’est ici….

Image de prévisualisation YouTube

Nassira El Moaddem

Table-ronde « Islam de France » – Maghreb des Livres- samedi 5 février 2011 avec Farid Hannache, Ghaleb Bencheikh, Hassen Chalghoumi, Youssef Seddik

Au Caire, sauver sa peau

s2201015172542.jpgJ+365. Il y a un an, je passais tous les jours à la même heure devant la Place Tahrir. Elle était alors inconnue du grand public. Aujourd’hui, elle est le point névralgique des affrontements du Caire. D’ordinaire, la place Tahrir accueille les pique-niques du week-end, des matchs de football et les roucoulades de jeunes couples amoureux. Les baisers donnés à la volée et les baignes des petites bagarres. Autour d’elle, sur la longue rue Qasr el Ainy, devant le grand bâtiment administratif Mugama’a et autour du métro Sadate, les policiers s’ennuient à faire les cent pas pour un salaire de misère, enroulés dans des uniformes souvent bien plus grands qu’eux.

Il y a quelques jours, les images du pont Qasr El Nil qui relie la place à l’Opéra du Caire le rendaient méconnaissable. D’ordinaire, à n’importe quelle heure de la journée et de la nuit, vous y trouvez des jeunes y respirer l’air, le nez au-dessus du Nil. En fin de semaine, les jeunes mariés viennent immortaliser l’instant, tour de l’Opéra, fleuve et fellouques en guise de décor.

Depuis trois semaines, ce paysage fige nos écrans. Pourtant, tous les observateurs qui connaissent bien l’Egypte savent depuis longtemps que le pays devait à un moment ou un autre exploser. D’ailleurs avec une population de plus de 80 millions d’habitants, sa misère de masse, son chômage déroutant et sa corruption banalisée, on se demande comment le pays a pu tenir aussi longtemps. C’est la  réflexion que je me suis faite tout au long de mon séjour en Egypte : des professeurs d’université rémunérés une misère, des étudiants obligés de payer des enseignants de l’école publique pour des cours privés, des élèves qui achètent leurs diplômes, des fonctionnaires contraints d’occuper un autre emploi (chauffeur de taxi la nuit, commerçant…) pour espérer survivre… Des exemples comme cela, j’en ai à la pelle.

En réalité, ce sont le nationalisme et la propagande qui ont tué l’Egypte. Et c’est contre eux que des millions de jeunes, des militants, des activistes et des syndicalistes se battent depuis des années. Le discours de Hosni Moubarak en a été la preuve édifiante : se présentant une énième fois comme le père de la nation, jouant sur la corde sensible de son attachement à un pays dont l’histoire est plus longue que celle de tous les Etats occidentaux réunis. Il faut assister aux cours dans les universités égyptiennes, lire les commentaires dans la presse gouvernementale pour se rendre compte de la puissance du discours nationaliste dans les esprits des décideurs.

Un nationalisme qui passe évidemment par les mailles du PND, la formation politique présidentielle dont le fils, Gamal, a pris le contrôle. Un parti qui n’a pas hésité à payer de nombreux Egyptiens, affamés, inquiets de l’avenir du pays, soucieux de nourrir leur famille pour occuper les rangs des manifestants surnommés « Pro-Moubarak », aux côtés des policiers habillés en civil. Les véritables « pro-Moubarak », ceux qui bénéficient des rentes de l’économie, ceux qui sont à la tête des entreprises publiques, ceux qui profitent des largesses du régime, ceux-là vous ne les voyez pas. Ceux-là se gardent bien de risquer de perdre ce dont ils bénéficient. Ceux-là sont cachés entre leurs résidences secondaires de Charm El Cheikh et les capitales européennes et américaines. Ceux-là n’iront pas se frotter à la population qu’ils méprisent par ailleurs et emploient, en échange d’une poignée de guinnées, pour leurs services du quotidien. Ceux présentés comme les pro-Moubarak ne sont que ceux qui ont l’estomac vide et la peur au ventre. La dimension politique les dépasse. Une seule idée les occupe : sauver leur peau.

Nassira El Moaddem

Article paru sur le Bondy Blog : cliquez ici

Scènes de vie à Al Azhar – مشاهد من الحياة بالأزهر

imga00411.jpgVoilà six mois que je suis partie du Caire. Cette ville folle furieuse, où les pots d’échappement crachent à plein régime et où les lumières ne s’éteignent jamais. Aujourd’hui, l’Egypte frémit. On ignore où cette révolte mènera. On prie pour qu’une nouvelle page s’ouvre. Celle de l’espoir et de la liberté. Amis égyptiens, vous me manquez et bizarrement le Caire aussi. Une ville dont j’ai pourtant haï la violence et le bruit. Aujourd’hui, elle me manque et je ne peux décoller mon visage de l’ordinateur où je vois défiler les images des rues que j’empruntais tous les jours.

En hommage à cette ville tentaculaire, bruyante, poussièreuse, quelques photos scènes de vie. En ouverture, Al Azhar.

Tranches de vie(s) à Al Azhar
Album : Tranches de vie(s) à Al Azhar

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