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Appel à la démission de Hakim El Karoui

Hakim El Karoui toujours sous pression. Le site oumma.com a lancé une pétition appelant à sa démission en qualité de Président de l’Institut des Cultures d’Islam nommé par le maire de Paris Bertrand Delanoë en mai 2010 :

« Nous exigeons la démission d’Hakim El Karoui du poste de Président de l’ICI, ainsi que des excuses publiques au peuple tunisien pour son soutien au régime de Ben Ali. »

Hakim El Karoui multiplie les casquettes : banquier chez Rostchild, et ancienne plume de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, mais également membre du Conseil d’administration d’Orange Tunisie, entreprise dirigée par Marwan Mabrouk, gendre de Ben Ali.  En octobre 2010, il répondait aux questions du site Internet, Saphirnews.com sur sa nomination à la tête de l’établissement parisien :

« L’Institut des cultures d’islam n’est pas si jeune puisqu’il existe depuis maintenant près de 5 ans. La nouveauté, c’est son statut juridique : l’ICI est, en effet, depuis quelques mois, devenu une association de loi 1901. C’est à cette occasion que le maire de Paris m’a proposé d’en prendre la présidence. »

Sauf que depuis de l’eau a coulé. Mediapart révélait le 8 février 2011 que Hakim El Karoui avait donné quelques conseils en communication à Mohamed Ghannouchi, premier ministre tunisien aujourd’hui démissionnaire, mais qu’il avait également conseillé Ben Ali, quelques jours avant son départ, en pleine répression des manifestants :

« Mediapart s’est en effet procuré deux notes d’une page signées de la main d’Hakim El Karoui et adressées à «Son Excellence Ben Ali» Le banquier, fondateur du très sélect cercle de jeunes dirigeants Club XXIe siècle, y prodigue quelques conseils pour gérer la crise, alors même que le régime est en train de vivre ces derniers jours. La première est datée du 12 janvier. La seconde a été écrite le 14 au matin, quelques heures à peine avant la fuite du dictateur.»

Des informations que le journaliste de Libération, Christophe Ayad, avait déjà données le 5 février 2011 mais dans l’incapacité de les vérifier :

« Hakim al-Karoui, brillant banquier franco-tunisien et ancienne plume de Jean-Pierre Raffarin, est aperçu à Tunis. Des documents – dont la véracité est impossible à vérifier – circulent, attestant de ses conseils pour sauver Ben Ali. Aujourd’hui, Karoui, directeur à la banque Rothschild, conseille le Premier ministre de transition, Mohamed Ghannouchi, avec qui il a tissé des liens de longue date.»

Pour Saphirnews, « les agissements de M. El Karoui sont contraires à notre vision de la morale et de l’éthique politique. Ses actes dénotent une compromission avec un pouvoir corrompu et violent, et trahissent la lutte exemplaire de la jeunesse tunisienne. Ils sont totalement incompatibles avec l’exercice de responsabilités au sein d’un Institut qui a vocation à permettre l’affirmation d’un Islam empreint des valeurs de dignité, d’éthique, de justice et de liberté. »

Jusqu’à maintenant, cinq personnalités ont répondu à l’appel :

Mohamed Abbou, avocat tunisien détenu dans les geôles tunisienne sous la dictature de Ben Ali et défenseur des droits de l’homme,

Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux

Myriam Marzouki, metteur en scène, professeur de philosophie

Nahla Chahal, sociologue, professeur associé à l’université Saint-Esprit de Kaslik, à Beyrouth, et chroniqueuse au quotidien Al Hayat de Londres

Nadia Marzouki, Chercheuse en sciences politiques sur l’islam

Débat sur l’islam de France : Chalghoumi VS Bencheikh

D’un côté, Hassen Chalghoumi; à sa droite, Ghaleb Bencheikh. D’un côté,  l’imam de Drancy, coqueluche des médias français, qualifié par Le Point dans un de ses numéros, d’ »imam pas comme les autres« ; de l’autre,  le présentateur de l’émission Islam diffusée les dimanches matins sur France 2 et fils de l’ancien recteur de la mosquée de Paris.

Réunis lors d’une table ronde sur l’islam de France, organisée par le Maghreb des Livres, Ghaleb Bencheikh et Hassen Chalghoumi, assis côte à côte, ont montré à l’audience ce jour-là ce qui les oppose. Certains citeront pour exemple, le style, d’autres le charisme. Mais c’est avant tout sur une idée précise que leurs opinions divergent ; à savoir comment parler de l’islam en public…. Interrogé en ce sens, Hassen Chalghoumi raconte son expérience de médiateur à la RATP : des chauffeurs de bus qui refusent de serrer la main de femmes, certains qui cessent de travailler pour faire leur prière. « Une mauvaise compréhension de l’islam, » selon lui. Ce à quoi Ghaleb Bencheikh livre son « affliction » quant aux « considérations soulignées par Chalghoumi »…et dit être « consterné » que l’Islam en soit « réduit à cela »… Pour la suite, c’est ici….

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Nassira El Moaddem

Table-ronde « Islam de France » – Maghreb des Livres- samedi 5 février 2011 avec Farid Hannache, Ghaleb Bencheikh, Hassen Chalghoumi, Youssef Seddik

Censure à l’Institut du monde arabe : interdit de parler politique – الرقابة بمعهد العالم العربي : ممنوع الكلام عن السياسة !

Censure à l’Institut du monde arabe (IMA) de Paris, l’institution franco-arabe présidée depuis 2007 par Dominique Baudis : un débat public prévu jeudi à propos de la situation en Egypte a dû être annulé en raison de l’exigence de la direction que les orateurs ne parlent pas… de politique ! Les intervenants de cette conférence consacrée à « l’Egypte à la croisée des chemins », programmée au lendemain d’élections législatives entachées de forts soupçons de fraude, ont décidé d’annuler leur participation après avoir été priés d’éviter ce sujet. Le débat, prévu dans le cadre des traditionnels « Jeudis de l’IMA », a dû être annulé.

Les intervenants prévus étaient quatre spécialistes de l’Egypte :
•Sophie Pommier, consultante sur le Moyen-Orient et chargée de cours à Sciences-Po Paris ;
•Tewfik Aclimandos, chercheur au Collège de France ;
•Youssel El Chazli, doctorant en co-tutelle à l’université de Lausanne et Sciences-Po Paris ;
•Shayma Hassabo, doctorante à l’Institut d’études politiques (IEP) de Grenoble,
Deux jours plus tôt, les quatre universitaires s’étaient entendus sur le contenu du débat :

« Analyser la situation politique actuelle en Egypte en proposant un point sur les élections législatives et la présidentielle à venir. »

Loïc Barrière, journaliste à Radio Orient, devait animer la conférence-débat. Elle n’aura jamais lieu.

« Filtrer les questions du public » 18h15. Dans la salle, une cinquantaine de personnes patientent. A peine arrivés, les quatre universitaires sont entrainés à l’écart par Badr-Eddine Arodaky, directeur général adjoint de l’IMA. « Il nous a défendu de parler politique et des élections », confie Sophie Pommier, scandalisée. Elle ajoute :

« Il voulait que je parle d’un chapitre de mon dernier ouvrage consacré à la démographie. Il en était hors de question. Les gens n’étaient pas venus pour ça. Il voulait même filtrer les questions du public. »

« Nous sommes des politologues. Evidemment que nous allions parler des élections. Je n’étais pas là pour parler des requins de Charm El-Cheikh », affirme de son côté Chaymaa Hassabo.

Collectivement, les chercheurs refusent de donner conférence et proposent, en guise de consolation, une discussion dans un café près de l’Institut. Selon Chaymaa Hassabo, Loïc Barrière était « sidéré » par ce qui se passait. Contacté, le journaliste nous donne un rendez-vous téléphonique, avant de se rétracter :

« Je préfère ne pas m’exprimer sur cette histoire. Je souhaite tourner la page. »

Possible au Caire, pas à Paris ?
Sophie Pommier ironise :

« Le comble, c’est de pouvoir faire ce type de conférence au Caire, et d’en être empêchée à Paris. »

Même commentaire de Chaymaa Hassabo :

« En Egypte, dans les journaux et dans les chaînes de télévision publiques, les gens parlent des élections. Je ne comprends pas pourquoi à Paris ça pose problème. On est en France quand même, non ? ! »

Pour Sophie Pommier, ancienne de l’IMA où elle a travaillé cinq ans, il y aurait une explication à cette censure, due au fait que Badr-Eddine Arodaky serait pressenti pour prendre la direction de l’IMA et se trouverait en ballotage avec une autre personne.

Contacté à plusieurs reprises à son bureau à l’IMA, Badr-Eddine Arodaky n’a pas donné suite à nos appels.

L’Institut du monde arabe est « un lieu de culture fruit d’un partenariat entre la France et vingt-deux pays arabes », dont l’Egypte. C’est aussi une Fondation de droit français, financée par l’Etat français et ses partenaires du monde arabe.

Nassira El Moaddem

Papier publié sur Rue89.com, cliquez ici

Bourses et logements universitaires : les Crous à la ramasse

Queues interminables, listes d’attente sans fin, frais de scolarité exigés avant examen des dossiers : en cette rentrée, l’exaspération des étudiants concernés est à son comble. L’enquête  à Paris et à Créteil.

nassiracrous12.jpgPas de ticket pour prendre son tour. Juste une interminable file d’attente. Bienvenue dans le monde enchanté des Crous, ces administrations chargées, entre autres, de la gestion des bourses et des logements universitaires. Chargées, mais surtout débordées en ce début d’année universitaire.

Fin septembre au Crous de Paris. Alors que les années précédentes, les étudiants pouvaient monter directement au premier étage et patienter avant d’espérer rencontrer un agent, c’est désormais un personnel de sécurité qui leur souhaite la bienvenue. Des hommes qui jouent à la police et aux régulateurs de flux. Une maman est venue s’occuper du dossier de bourses de ses enfants : « Ils sont en cours. Deux sont en prépa et ma fille est en double-cursus. Ils n’ont pas le temps de se déplacer donc je viens à leur place. Mercredi dernier, je suis venue pourtant assez tôt mais il y avait déjà du monde jusque devant les portes. Je n’ai pas eu le courage de rester. » Les étudiants font le pied de grue. Parfois pendant plusieurs heures. Certains sont arrivés bien avant l’horaire d’ouverture, 9 heures, pour espérer être parmi les premiers.

Pour beaucoup, la rentrée ayant déjà commencé, il n’y a pas d’autre choix que de rater des cours. C’est le cas d’Aurélie, étudiante en littérature. Certains repartiront bredouilles si le service ferme ses portes avant qu’ils n’aient atteint le guichet. Le Crous de Paris tente de gérer la situation comme il peut. Jusqu’à la fin du mois d’octobre, le service est ouvert jusqu’a 15h30 contre 13 heures habituellement. Mais inutile d’appeler le service au téléphone. Personne pour répondre.

Au Crous de Créteil, la situation est en apparence plus maîtrisée. Pas de queue interminable à l’arrivée, les étudiants semblent reçus assez rapidement et ont la chance de pouvoir s’asseoir sur les quelques sièges de la salle d’attente. Mais en discutant avec certains d’entre eux, en colère, la situation apparaît là comme tout autant difficile.

Comme au Crous de Paris, le flux tendu de cette rentrée y a entraîné des retards dans le traitement et la saisie des dossiers, et cela a eu des conséquences sur la mise en paiement des bourses. Au final, de nombreux étudiants se retrouvent en ce début d’année sans bourse mais également sans attestation prouvant qu’ils toucheront bien cette aide financière alors même que la plupart étaient déjà boursiers les années précédentes. Résultat : pas d’attribution conditionnelle ou définitive de bourses, obligation de payer les frais d’inscriptions à la fac.

« C’est scandaleux de devoir payer les frais de scolarité alors qu’on est boursier. J’ai dû trouver 378 euros pour mon inscription. Si j’ai une bourse, c’est qu’à la base, j’ai une situation modeste. 400 euros c’est pas donné à tout le monde. J’ai des amis qui étaient dans le même cas. Ils ne se sont pas inscrits parce qu’ils n’avaient pas l’argent. Je trouve ça grave », s’insurge Céline, en DUT carrières sociales à Paris XII. Sur avis d’un des agents du service des bourses, elle a rencontré une assistante sociale de sa fac. « Je suis partie lui expliquer ma situation et demander une aide pour le paiement de mes frais de scolarité. Elle ma dit que je n’étais pas prioritaire et que des étudiants se trouvaient dans des situations plus dramatiques que la mienne. Ça m’a vraiment énervée. »

Obligée donc de payer ses frais de scolarité. Là encore, les difficultés continuent : «Impossible d’échelonner le paiement comme je l’avais demandé, car 400 euros d’un coup c’était énorme pour moi. Et pour payer, c’est soit par mandat cash, soit par chéquier. Je n’en avais pas. J’ai dû demander à quelqu’un de ma famille. » Une autre étudiante rencontrée au Crous de Paris explique avoir montré son avis définitif de bourse de l’an dernier pour ne pas avoir à payer les frais de scolarité de cette rentrée. A charge pour elle de ramener la nouvelle notification une fois reçue. Une solution que seule cette étudiante semble connaître. D’autres étudiants rattachés aux Crous de Créteil et de Paris indiquent avoir dû s’acquitter des frais d’inscription, en raison du retard dans le traitement des dossiers.

Mathieu Beurois, chargé de la communication au Crous de Créteil, en veut à ces étudiants qui se réveillent, selon lui, à la dernière minute : « Beaucoup arrivent à la rentrée et demandent une bourse et un logement alors qu’ils n’ont pas respecté les délais de saisie des dossiers. Si on avait le courage de décider qu’après une certaine date, il n’est plus possible de faire sa demande, cela responsabiliserait peut-être les étudiants. »Au-delà de la saturation du service, il y le nouveau barème des bourses que le ministère n’a adressé aux Crous que vers les première et deuxième semaines de septembre. Il y a aussi les variations de dates de traitement des dossiers dues aux arrivées au compte-goutte des demandes. Selon Mathieu Beurois, si les étudiants saisissaient leurs demandes dans les délais impartis, les attributions de bourses leur arriveraient au plus tôt en juin, au plus tard en septembre. Pourtant, certains étudiants qui n’ont, à ce jour, toujours pas de réponse définitive, assurent avoir fait leur demande dans les temps.

A cela s’ajoutent les pièces manquantes aux dossiers qui retardent leur traitement, le manque de personnel et les bugs informatiques. Fin août, une panne du serveur a donné des sueurs froides aux étudiants qui, en se connectant sur le site des Crous, ne voyaient qu’une page blanche, sans aucun accès au suivi de leur dossier. Et en cette matinée de septembre seuls trois agents reçoivent les étudiants au Crous de Paris, pourtant présents en nombre. A Créteil, Mathieu Beurois reconnaît qu’il manque de mains: « On a bien recruté des étudiants, des vacataires que l’on a formés mais il est clair qu’il n’y a pas assez de personnel. »

Au Crous de Paris, une des personnes chargées de la sécurité répond à la plainte d’une des étudiantes : « Vous savez, dans mon quartier, j’ai bien demandé à des jeunes de venir travailler mais tu parles, ils préfèrent tenir les murs. » Et lorsque des pièces de dossiers viennent à manquer, aucun autre moyen pour les étudiants de le savoir si ce n’est en se déplaçant directement dans les Crous : la ligne téléphonique est très souvent saturée, et aucun courrier ni mail n’est envoyé.

Que ce soit à Paris ou à Créteil, inutile d’espérer un logement universitaire. Les résidences sont pleines. « Un taux d’occupation, non pas de 100% mais de 120% pour l’académie de Créteil. C’est-à-dire que toutes les résidences sont pleines, que les seuls logements vides actuellement sont ceux qui viennent d’être quittés et qui seront réoccupés dans quelques jours le temps que les étudiants arrivent. Et il y a également une liste d’attente de 2000 étudiants que nous venons d’arrêter. On s’est rendu compte qu’elle donnait de faux espoirs aux étudiants alors que ceux sur la liste ne sont même pas sûrs d’avoir quelque chose », explique Mathieu Beurois.

Des solutions alternatives existent pour les étudiants. Encore faut-il les connaître. Pour le chargé de la communication du Crous de Créteil, les moyens d’information ne manquent pas : site internet, stands du Crous à l’université, campagne d’e-mailing, plaquettes et livrets d’information, page officielle sur Dailymotion. Il assure même répondre aux questions des jeunes sur Twitter. « La population étudiante est une cible extrêmement difficile à toucher », regrette-t-il. Pourquoi ne pas envisager des séances obligatoires pour les étudiants en amphithéâtres dans les universités? « On s’est battu cette année avec les universités pour que le Crous fasse des interventions en amphithéâtre. Il y a eu d’âpres négociations. Au final on a pu intervenir en amphi mais pas de manière obligatoire. Résultat : seuls quatre étudiants étaient présents. »

Afin d’aider ceux en difficulté, il y a le FNAU, le Fonds national d’aide d’urgence des Crous qui remplace les anciens dispositifs de l’allocation unique d’aide d’urgence et de l’allocation d’études. Il permet, sur décision d’une commission, d’accorder des aides annuelles aux étudiants recevables à une bourse mais dont la situation familiale ne permet pas le traitement « classique » de leur dossier, et d’allouer des aides ponctuelles aux étudiants qui rencontrent des difficultés momentanées. Mais, selon les étudiants présents au Crous de Créteil, la grande majorité ignore l’existence de ce dispositif. Mathieu Beurois confie que quelques étudiants, ayant appris la tenue des commissions sans avoir bénéficié d’aides, ont adressé des menaces de mort par courrier, par téléphone et agressé verbalement et physiquement des agents du Crous.

Pour le logement, Mathieu Beurois insiste sur les rénovations et les prochaines constructions de résidences universitaires : selon ses chiffres, ente 85 et 90% du parc locatif géré par le Crous de Créteil a été rénové. Et de nouvelles résidences verront le jour à Villetaneuse, à Bobigny sur le site de la Vache à l’aise et à La Courneuve. « Cela prend du temps : le temps d’avoir les autorisations, d’avoir les permis de construire… » Ces projets de construction sont peu médiatisés : « C’est un choix stratégique, explique-t-il. Il ne faut pas en parler trop tôt car encore une fois, on est dépendant des délais de chantiers qui peuvent prendre du retard. Ça pourrait créer des frustrations. Il faut certes les mettre en avant pour montrer nos actions en la matière mais pas trop pour éviter que cela se retourne contre nous.»

Mathieu Beurois déplore l’image négative du Crous. « J’aimerais pouvoir montrer à quel point les agents des services ne ménagent pas leurs efforts au service des étudiants. La semaine dernière, 1536 ont été reçus du lundi au jeudi. L’accueil physique des étudiants est une vraie priorité pour nous. » C’est ainsi que le responsable de communication a organisé l’année dernière un casting dans les universités de l’académie. Objectif : donner une image moderne et en phase avec la réalité du monde de la vie étudiante. Cinq étudiants ont été sélectionnés par un jury pour représenter la nouvelle génération d’étudiants dans les campagnes d’affichage du Crous. Coût de l’opération : 5 000 euros.

Il faudra encore du temps et davantage d’efforts pour redorer la réputation des Crous. Il suffit de surfer sur les forums spécialisés et de lire les posts les concernant pour avoir une idée de l’opinion des étudiants à ce sujet. Céline, l’étudiante de carrières sociales, est catégorique : « Si on veut être informé, vaux mieux connaître des étudiants ayant traversé les mêmes galères et qui ont connu les mêmes problèmes. Ils savent nous informer beaucoup mieux que tous les services du Crous réunis. »

Hasard du calendrier? Voici le message que l’on pouvait lire sur le site internet du Crous de Paris au moment où je finissais de rédiger cet article : « Suite à une coupure d’alimentation électrique sur le réseau informatique, le service des bourses et du logement est fermé le mercredi 6 octobre. L’application internet « suivi du dossier social étudiant » est également fermée pendant la même période. »

Nassira El Moaddem

Billet paru sur le Bondy Blog : cliquez ici

Live from Paris : Grand Ramdam à La Villette (épisode 1)

Paris, Paris, Paris. Ses festivals et ses évènements musico-culturo-politiques comme celui de ce 28 août, où pour rassurer la population islamico-halal, on l’ a arrosée de raï, de quelques petits paquets de dattes distribués entre deux youyous avec en guest-star Frédéric Mitterrand et Fadela Amara, venus rassurer sur leurs bonnes intentions ; oui, nos deux ministres adorent le ramadan, ce mois de partage et de fête, où l’on mange des cornes de gazelle grâce à ces merveilleux voisins maghrébins qui vous offrent plein de gâteaux « orientaux ». Et grâce à  cet évènement organisé par le ministère de la Culture, les Maghrébins de France ont pu se dandiner sur deux trois notes de musique exotique aux frais de l’Etat …

J’y étais au Grand Ramdam. Pas pour nos deux chers membres du gouvernement. Mais pour les vraies vedettes de la soirée. Nas El Ghiwane, le mythique groupe marocain. Jeunes, familles entières, nostalgiques du Maroc des années 70 étaient tous réunis, se pressant devant les portes de la grande salle de la cité de la musique pour espérer être aux premières loges d’un concert qui s’annonçait mythique.

En attendant le concert, et les vidéos que j’ai prises pour les absents et que je publierai prochainement, voici quelques photos de cette journée au Parc de la Villette avec ci-dessous des clichés de la Confrérie tunisienne soufie de Tozeur qui a déambulé dans les allées du parc. (pour mieux voir les photos, cliquez dessus)

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