posts de janvier 2010


« Désolé votre voile n’est pas le bienvenu »

En Egypte, certaines femmes se plaignent de subir des discriminations dans certains restaurants et hôtels de la capitale. C’est le témoignage de Mohamed Ali qui raconte au site internet arabe Elaph, la mésaventure qu’il a vécue avec son épouse lorsqu’il a voulu l’inviter à dîner dans un restaurant chic des berges du Nil.

682020833090.jpgSon épouse portant le voile s’est vue refuser le droit d’entrer dans ce retaurant sous pretexte que le vêtement qui recouvrait ses cheveux ne correspondait pas à l’ambiance générale du lieu. Hosna, l’épouse en question a ainsi déclaré à Elaph : « Jamais je n’aurai imaginé un jour que l’on me refuserait l’accès à un service ou à un lieu quelconque en Egypte juste parce que je porte le voile. »

Selon Elaph, ce phénomène est de plus en plus répandu dans les restaurants, hôtels et discothèques chics de la capitale et dans les endroits touristiques situés sur la côte de la Mer rouge. D’après le site internet, leurs clients, des Egyptiens fortunés et des étrangers, exigeraient pour leur confort de ne pas être dérangés par la vue de ces femmes voilées qui selon eux, auraient une influence néfaste sur leur vie quotidienne… Lorsque Hosna a demandé à la direction de l’établissement les raisons de son attitude, celle-ci s’est vue répondre que le restaurant dans lequel elle souhaitait manger « servait de l’alcool » et donc était « contraire à l’islam ».

Un directeur d’un club a ainsi reconnu : « Le voile cause beaucoup de gêne chez les clients et c’est une mauvaise chose pour les affaires « ajoutant que « les propriétaires d’établissement ont la responsabilité de s’assurer que les clients se sentent satisfaits. »

Reste que le voile est porté à 90% par les femmes égyptiennes. Un pourcentage qui s’effondre au sein des élites égyptiennes parmi lesquelles la présence de femmes voilées n’est pas non plus inexistente. Si les propriétaires tiennent à protéger leur clientèle fidèle, reste que leur attitude demeure anti-commerciale et qu’il n’est pas sûr que les clients apprécient tous cette discrimination faite aux femmes qui portent le voile, comme peuvent également le porter leurs mères, leurs cousines, leurs soeurs, leurs amies…

Et Elaph de citer pour exemple celui de Oumayma, une Américano-Egyptienne voilée qui se dit victime de discrimination et qui accuse les propriétaires des stations balnéaires de s’en prendre aux clientes vêtues de « burkinis » sans pourtant inquiéter les Occidentales dénudées.

En Egypte, like a virgin…ou presque!

Un hymen artificiel en kit d’emballage : ce produit mis en vente en Egypte par une société chinoise défraie la chronique au Caire. Les religieux y sont opposés.

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Les Arabes, champions du monde de l’hypocrisie ? A vous de juger ! Voici un objet qui défraie la chronique en Egypte : l’hymen artificiel. Au départ, le produit, créé au Japon dans les années 1990, était proposé comme sex-toy aux couples en quête d’imagination. Désormais, c’est en Chine que le kit est fabriqué et vendu par la société Gigimo sur internet pour la modique somme de 29 dollars. L’hymen artificiel, une poche en plastique remplie d’un liquide de couleur rouge, s’introduit dans le vagin vingt minutes avant la relation sexuelle. Lors de la pénétration, « un liquide semblable au sang s’écoule » « pas trop, juste ce qu’il faut », précise la notice du produit mise en ligne sur le site internet de la société chinoise.

Les concepteurs du site web ne manquent pas de slogans marketing choc : « Achetez-vous un honneur pour seulement 15 dollars ! », et encore moins d’humour : « Ajoutez quelques gémissements et ça passera inaperçu. » Gigimo va jusqu’à s’engager à vous livrer le produit sous emballage le plus discret possible et assure de la non nocivité du produit. Pourtant, certaines femmes qui l’ont utilisé, notamment en Asie, ont relayé sur le web des cas d’infection vaginale.

Selon les affirmations du journal Al youm as-sabi, des investisseurs égyptiens projetteraient de vendre le produit sur le marché au prix de 83 guinées (10 euros). Un groupe Facebook créé par des internautes et qui a réuni jusqu’à présent plus de 900 membres, s’oppose à sa mise en vente sur le marché égyptien : « L’honneur n’est pas à vendre », protestent-ils.

Les réactions politiques et religieuses ne se sont pas fait attendre : « Ce produit encourage les relations sexuelles illicites alors que la culture islamique interdit toute relation hors mariage », a déclaré le cheikh Abdel Moati Bayoumi, théologien égyptien et membre du Centre de recherche islamique de l’université d’Al Azhar. Cheik Sayyed Askar, affilié aux Frères musulmans et membre de la commission parlementaire des Affaires religieuses, a quant à lui affirmé que cet hymen constituait un « fléau » pour la société égyptienne et a demandé aux autorités de prendre toutes les mesures pour empêcher la commercialisation du produit en Egypte. Mahmoud Abdel-Maksoud, secrétaire général du Syndicat des pharmaciens en Egypte, a assuré de son côté que le produit ne sera jamais vendu dans les officines et que sa vente se fera forcément au marché noir.

Pour Heba, une jeune étudiante à l’Université du Caire, l’arrivée de ce produit sur le « marché » cache un malaise plus profond dans la société égyptienne : « Si l’on est obligé d’en arriver là, c’est que quelque chose ne tourne pas rond chez nous. On oblige les filles à faire honneur aux parents et à la famille en restant vierges mais on ne demande aucun compte aux garçons. Pourtant l’islam, ce n’est pas cela. On en vient à vivre dans une société malade, frustrée, où les gens sont obligés de tromper pour bien paraître. »

De quoi en tout cas éveiller des inquiétudes chez les chirurgiens plastiques pratiquant la reconstruction de l’hymen. Dix euros pour un hymen artificiel, alors que le coût d’une hyménoplastie peut parfois atteindre les 1000 dollars : la concurrence risque d’être dure. Sur les forums, le produit fait débat. Certaines femmes n’hésitent pas à tourner le sujet en dérision comme une dénommée « O-Tsuya » sur un fil de discussion dédié à cette marchandise venue de Chine : « Au lieu de dépenser 15 dollars pour un hymen artificiel, autant se servir d’un foie de volaille. C’est naturel au moins ! », ironise-t-elle.

Nassira El Moaddem (Le Caire)

Article publié sur le Bondy Blog : cliquez ici.

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