posts de octobre 2008


Erasmus Mundus : les pays méditerranéens à l’honneur

Voici le dernier né du programme Erasmus Mundus. Le dispositif « Averroès », du nom du célèbre intellectuel andalou du XIIème siècle, élargit désormais la coopération universitaire aux universités maghrébines. Le projet porté par l’Université Montpellier 2, permettra à des étudiants maghrébins et européens de partir en échange universitaire de part et d’autre de la Méditerranée.

Un partenariat euro-méditerranéen

21 universités sont partenaires du projet : 11 côté européen et 9 au sud. La France, l’Italie, la Belgique et l’Espagne, initient le projet. Du côté des universités maghrébines, les campus de Béjaia, d’Oran et de Constantine en Algérie, ceux de Marrakech, de Rabat et de Tétouan au Maroc et de Sfax, de Sousse et de Tunis en Tunisie sont les membres de la rive sud du nouveau consortium « Averroès ».

Un budget colossal

5, 2 millions d’euros ont été débloqués par la Commission européenne pour la mise en place de ce dispositif inédit. C’est dire les espoirs et les ambitions qui sont placés dans ce programme. Ce budget va donc permettre de financer pour cette première année 326 bourses, dont 254 en direction des pays maghrébins, le reste étant réservé aux universités européennes. Néanmoins, les candidats devront se soumettre à une sélection drastique. Les dossiers seront étudiés à la loupe : résultats académiques, motivation, statut socio-économique, projet professionnel, capacité à s’adapter au sein du pays d’accueil et engagement des candidats à retourner à leur institution d’origine. Les comités de sélection s’engagent à respecter la parité hommes femmes et tous les niveaux d’études LMD sont éligibles : étudiants des niveaux Licence, Master et Doctorat. Les bourses octroyées s’échelonneront de 1000 à 1800 euros selon le niveau d’études. Pour les étudiants en licence et en master, la durée maximale du séjour se situe entre 6 et 10 mois, 18 mois pour les doctorants et 10 mois pour les post-doctorants. Des thèses en co-tutelle pourront être organisées. Quant au personnel enseignant, 1 mois de séjour est prévu.

Des objectifs d’excellence

Dans le droit fil du projet de l’Union Pour la Méditerranée, ce dispositif a pour ambition de faire du pourtour méditerranéen une région de coopération universitaire d’excellence et d’échanges. Créé en 2004, le programme Erasmus Mundus auquel appartient l’opération « Averroès » s’inscrit dans une logique d’excellence dans l’esprit de la stratégie de Lisbonne qui ambitionne de faire de l’Europe, à l’instar de l’Amérique du Nord, une région académique attractive.

Une opération adaptée en fonction du public

Trois groupes cibles ont été mis en place : étudiants et personnel universitaire des campus partenaires tout d’abord, ressortissants des pays membres mais provenant d’autres universités et enfin des citoyens « des pays tiers concernés par le lot qui se trouvent dans une situation particulièrement vulnérable » (demandeurs d’asile, réfugiés politiques, ou tout autre situation jugée difficile). L’Université Montpellier 2 s’est d’ailleurs engagée, à travers le coordinateur du projet Averroès de l’Université Montpellier 2, Michel Dumas, à faciliter les procédures administratives pour les étudiants étrangers notamment dans leurs démarches d’obtention de visas : un guichet, disponible au pôle universitaire de Montpellier 2, sera chargé d’enregistrer les inscriptions des jeunes admis et de recueillir les demandes de visas des étudiants.

Une coopération pour et par les partenaires du sud

A l’image des bourses accordées en priorité aux étudiants de la rive sud de la Méditerranée, le programme « Averroès » a pour but de favoriser les échanges entre les universités européennes et maghrébines. « Averroès » se veut être une antithèse de la traditionnelle fuite des cerveaux du Sud vers le Nord et tente de répondre au défi économique des pays du sud, l’objectif étant de former les étudiants maghrébins et de leur permettre, au retour dans leur pays d’origine, d’utiliser la formation dispensée en Europe pour une insertion professionnelle optimale. Mais c’est dans un souci de volonté de compréhension mutuelle, d’échanges culturels et de dialogues que cet outil a été mis en place. Une opportunité pour les étudiants de chaque rive de la Méditerranée qui a le mérite de vouloir repousser les frontières de la traditionnelle coopération universitaire européenne.

Nassira El Moaddem

Plus d’informations sur le site http://www.network-averroes.com/

A Saint Sébastien, un « coquillage d’or » pour une réalisatrice turque

La 56ème édition du Festival de Saint-Sébastien, au pays basque espagnol, a récompensé la jeune réalisatrice turque, Yesim Ustaoglu, pour son film « La boîte de Pandore ». Le film aborde audacieusement le difficile thème de la maladie d’Alzheimer à travers le regard d’une grand-mère qui, souffrant de cette pathologie, disparaît du jour au lendemain sur la côte ouest de la mer noire. Ses trois fils, habitant Istanbul, alertés, partent hâtivement à sa recherche. Le long-métrage centre la réflexion autour des crispations et des tensions que la maladie engendre au sein d’une famille. La rencontre entre la grand-mère et son petit-fils rappelle aux spectateurs la lucidité de l’aïeule malgré les ravages de la maladie.

« La boîte de Pandore » est le quatrième film de cette réalisatrice. Elle avait déjà brillé lors du Festival de Berlin en 1999 avec « Aller vers le soleil, une histoire d’amitié » qui a obtenu « le prix de la Paix » et « le prix de l’Ange Bleu » du meilleur film européen. Idem au Festival d’Istanbul où ce film a décroché pas moins de quatre prix dont ceux du meilleur film et de la meilleure réalisatrice.

Nassira El Moaddem

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